Il existe des thés rares. Et puis il y a les Bourgeons de Nan Mei, une catégorie à part.
Dans les forêts de la vallée de Nan Mei, près de Lincang au Yunnan, des cueilleuses récoltent à la main de précieux bourgeons sur de grands théiers sauvages poussant à près de 3 000 mètres d’altitude. Ce sont les ethnies locales qui récoltent ce thé en pleine nature, avec une patience et une précision que les grandes productions industrielles ne connaîtront jamais. Les bourgeons sont simplement séchés au soleil après la cueillette, sans autre intervention, la nature fait le reste.
En tasse, la liqueur est claire et lumineuse, les notes végétales fraîches et fruitées, fruits exotiques, litchi, clémentine, s’expriment sans aucune amertume, avec une magnifique longueur en bouche. Les arômes floraux et d’agrumes sont bien présents, avec une fraîcheur tellement typique des thés blancs.
Ces théiers ont la particularité de ne produire aucune théine, ce qui en fait un thé que l’on peut déguster à tout moment de la journée, sans la moindre contrainte. Il peut se laisser infuser jusqu’à cinq fois — une invitation à ralentir et à laisser chaque passage révéler une nouvelle facette.
Les Bourgeons de Nan Mei, c’est un thé qui ne cherche pas à impressionner. Et c’est précisément pour ça qu’il n’en finit pas de le faire.


