Le Tamaryokucha (aussi appelé Guricha, le thé frisé) est une spécialité rare de l’île de Kyushu, qui ne représente que 2 % de la production nationale de thé japonais. Sa particularité ? Un thé vert étuvé à la vapeur comme un sencha, mais dont les feuilles sont ensuite roulées en fines torsades à la manière chinoise, bien loin des aiguilles caractéristiques des thés japonais classiques. Un mariage de deux traditions qui développe des arômes qu’aucun des deux styles ne produirait seul.
Celui-ci vient de la préfecture de Oita, dans le nord-est de Kyushu, où Takuya-San cultive quelques microparcelles de théiers en agriculture biologique, perchées au-dessus de la baie de Beppu, au milieu de ses plantations d’agrumes. Un voisinage qui n’est sans doute pas étranger à la personnalité de ce thé. Il a de plus la particularité d’avoir subi une torréfaction finale soutenue, qui lui apporte une présence en bouche supplémentaire et une chaleur gourmande bien particulière.
En tasse, l’expérience est immédiate et généreuse. Le parfum des feuilles humidifiées emmène droit en cuisine — fève, brocolis beurrés, avec cette touche de chaleur apportée par la torréfaction. La liqueur suit avec une belle épaisseur fluide et un toucher légèrement huileux, des notes de légumes et de légumineuses, de discrètes touches de noisette, et une bonne dose d’umami qui s’attarde en bouche avec beaucoup d’élégance.
Conseils de préparation :





